Nous allons ici analyser le cas d'André Gide, à partir de la lecture que Lacan en fait dans le séminaire V : les formations de l'inconscient. Prenons pour point de départ cette pratique masturbatoire qu'André Gide raconte dans Si le grain ne meurt. Se livrant à ses plaisirs, seul ou avec d’autres camarades, sous les tables de classe de l’École alsacienne, il est surpris par les enseignants. Un scandale éclate, la masturbation infantile étant perçue à cette époque comme un pé
Tout au long du séminaire V, Lacan réaffirme la nécessité de sortir d’une vision de la perversion consistant à dire qu’elle serait le simple négatif de la névrose en ce qu’elle permettrait d’extérioriser la pulsion nue et brute. Elle apparaît toujours comme élaborée par le signifiant et donc articulée selon une chaîne, une construction, une structure où vient poindre et se nouer la constance d’un terme qui se trouve réalisé dans le fantasme, c’est-à-dire par une satisfaction
Dans la continuité du post précédent, nous allons parler des trois temps de l’Oedipe. Le premier temps survient à partir de la triade mère-enfant- phallus. C’est “être ou ne pas être l’objet du désir de la mère”. Le petit sujet s’identifie en miroir à ce qui est l’objet du désir de la mère. Cette "étape phallique primitive", précisons que c'est “celle où la métaphore paternelle agit en soi, pour autant que déjà, dans le monde, la primauté du phallus est instaurée par l’existe